Chaussures de marche ou de running : faut-il vraiment deux paires ?

3 min de lecture

En bref

Une chaussure de running confortable peut convenir à la marche. Décidez selon le terrain, la course pratiquée, l’usure et le confort.

Une chaussure de marche et une chaussure de running sobres côte à côte sur un banc, sans logo visible.

Vous n’avez pas automatiquement besoin de deux paires. Une chaussure de running confortable, stable pour vous et adaptée au terrain peut servir à marcher. Séparez les usages si la course, le terrain ou l’usure rendent le compromis mauvais.

Gardez une seule paire lorsque le compromis fonctionne

  • Vous marchez surtout en ville ou sur chemin régulier.
  • La paire reste confortable à allure lente comme rapide.
  • Vous courez peu ou pas.
  • L’usure ne compromet pas votre usage principal.

Le mot « running » sur la boîte n’interdit pas la marche.

Séparez les paires pour protéger un usage précis

Faites défiler le tableau horizontalement pour voir toutes les colonnes.

Situation Deux paires deviennent utiles
Course régulière Pour suivre l’usure et garder la paire de course disponible
Sentiers boueux Pour disposer d’une semelle adaptée et éviter de salir l’usage quotidien
Travail debout Si le confort prolongé diffère du confort en course
Géométries très spécifiques Si la paire gêne nettement à la marche

Évaluez le confort, pas une promesse de prévention

Les recherches ne permettent pas d’affirmer qu’une catégorie de chaussure protège universellement contre les blessures de course. La prescription fondée uniquement sur le type de pied n’a pas démontré une réduction générale des blessures dans les essais analysés par Cochrane.

Faites un test simple avant d’acheter

Marchez dix minutes avec la paire actuelle, puis vérifiez l’espace des orteils, le maintien du talon, les frottements et la stabilité ressentie. Si elle remplit la tâche, un achat supplémentaire n’améliore pas automatiquement votre pratique.

Calculez le vrai coût d’une paire unique

Une seule paire réduit l’achat initial, mais elle concentre l’usure et peut être indisponible lorsqu’elle est mouillée. Deux paires coûtent davantage et demandent de suivre deux ajustements, mais elles séparent les usages salissants ou très différents.

Le choix ne dépend donc pas seulement de la biomécanique. Fréquence de course, temps de séchage, terrain et budget peuvent inverser la décision. Tant que la paire actuelle reste confortable et adaptée au sol, l’étiquette commerciale ne justifie pas un remplacement.

L’éclairage de la recherche

« There is no evidence that prescribing footwear based on foot type reduces running-related lower-limb injuries in adults. »

Nicola Relph et ses coauteurs, auteurs d’une revue Cochrane de 12 essais totalisant 11 240 participants — Running shoes for preventing lower-limb running injuries in adults, 22 août 2022.

En français : Rien ne prouve que prescrire des chaussures selon le type de pied réduise les blessures des membres inférieurs liées à la course chez l’adulte.

Elle corrige le marketing fondé sur la forme statique du pied et recentre le choix sur l’usage, l’ajustement et le confort.

Poursuivez selon votre situation

Contenu général vérifié le 3 septembre 2026. Il ne remplace pas une évaluation individuelle de l’aptitude à l’effort.

Sources principales